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Mes 10 plus grandes leçons Business et Marketing après 3 années d’entrepreneuriat

Marketing

Cela fait un peu plus de 3 ans que je suis entrepreneur.

Avant ça, j’ai seulement travaillé 6 mois dans la startup Ubeeqo. J’y ai appris à faire de la publicité sur Facebook et Google.

Après cette expérience, j’ai lancé ce blog en juin 2017 avec l’ambition de me faire connaître et voir les opportunités que le blogging pouvait m’offrir.

En novembre 2017, j’ai fini par lancer une activité d’indépendant.

Sans aucune expérience et sans même avoir un plan. Sans savoir ce que c’est de gérer et développer une entreprise.

Trois ans plus tard, je ne suis plus tout seul.

J’ai une équipe d’une dizaine de personnes, composée de salariés et de freelances.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager mes 10 plus grandes leçons Business et Marketing que j’ai appris ces 3 dernières années grâce à l’entrepreneuriat.

J’aurais vraiment aimé connaître ces leçons à mes débuts. Cela m’aurait fait gagner beaucoup de temps.

Quelle que soit votre situation actuelle, je suis sûr qu’au moins une des 10 leçons que je vais vous partager vous sera utile. Même si vous n’êtes pas encore entrepreneur.

Allons-y !

Leçon #1 : Définir la raison d’être de votre entreprise / votre projet

Avant de vous lancer dans l’entrepreneuriat, il faut savoir qui vous êtes, quel est votre positionnement sur le marché et pourquoi vous faites ce que vous faites.

C’est un exercice que je vous recommande de faire au début de votre activité et ensuite une fois par an.

La bonne nouvelle, c’est qu’il vous suffit juste de répondre à 4 questions simples.

1/ Qui êtes-vous ?

Prenons DHS Digital.

Je peux vous dire que nous sommes une agence de marketing digital spécialisée dans les publicités sur Facebook et Instagram.

Mais auparavant, je me définissais comme étant un consultant freelance en Facebook Ads.

2/ Quelle est votre mission ? Pourquoi faites-vous ce que vous faites ?

Reprenons l’exemple de DHS Digital.

Nous avons pour mission d’aider des marques nées du digital à booster leur croissance et se faire une place dans un marché déjà établi.

3/ Qu’est-ce qui décrit le mieux votre activité ?

Je vois tellement d’entrepreneurs ou futurs entrepreneurs qui ont du mal à définir ce qu’ils font.

Donc, répondez précisément et simplement à cette question.

Par exemple, si quelqu’un me demandait : « Que fait ton agence précisément ? »

Je lui répondrais :

« Les entreprises font appel à nous pour les aider à piloter de A à Z leurs campagnes publicitaires sur Facebook et Instagram, de l’élaboration d’un plan stratégique à son exécution en passant par la conception des publicités. »

4/ Comment est-ce que vous vous différenciez de vos concurrents ?

C’est une question qui n’est pas facile.

Réfléchissez bien à ce qui vous rend unique et qu’est-ce que votre offre a de si spécial par rapport aux autres.

Pendant longtemps, j’ai eu du mal à trouver ma différenciation.

Mais là, à force d’observer ce qui se passe actuellement dans l’univers de la pub Facebook, je pense sincèrement l’avoir trouvé !

Notre agence allie la connaissance pointue des plateformes Facebook et Instagram, l’analytique et la créativité pour vous garantir le meilleur retour sur investissement de vos campagnes, tout en augmentant votre budget publicitaire mois après mois.

Notre réseau de partenaires vous permet aussi d’exploiter de nouveaux leviers de croissance pendant que nous vous aidons à croître grâce à Facebook et Instagram.

Leçon #2 : Si vous vous adressez à tout le monde, alors vous ne parlez à personne

Définir la mission de votre activité et les différents services/produits que vous allez proposer ne vous garantit malheureusement pas de développer votre activité avec succès.

C’est une autre leçon que j’ai apprise avec le temps: l’importance de connaître sur le bout des doigts votre client idéal.

Connaître la personne qui a le plus besoin de vos produits/services et avec qui vous aimeriez le plus travailler.

Encore une fois, c’est du bon sens.

Si vous ne savez pas à qui vous vous adressez, vous ne vous adressez à personne.

Votre marketing sera alors trop générique et votre client idéal ne s’intéressera pas à vous si vous ne lui parlez pas de ce qui l’intéresse.

Pour éviter ça, réfléchissez bien à qui serait votre clientèle cible.

Si vous êtes dans le service, vous pouvez faire vos propres recherches sur les réseaux sociaux, dans des communautés et même sur le site de vos concurrents pour avoir une idée du profil que vous aimeriez cibler.

Dans mon cas, j’ai mis plusieurs mois pour découvrir ma cible potentielle pour le service de mon agence.

Celle-ci est une PME ou d’une startup qui :

  • Possède un de ces 2 objectifs : générer des leads qualifiés ou générer des ventes en ligne, et ce, sur une base régulière.
  • Fait déjà de la publicité Facebook, mais veut diminuer ses coûts d’acquisition ou gagner du temps.
  • Génère au moins 500k€ de chiffre d’affaires par an

Comment j’ai découvert ma cible potentielle ?

  • En observant les profils qui me contactent le plus souvent
  • En définissant ceux avec qui les collaborations se passent le mieux
  • En identifiant les personnes qui acceptent mes offres
  • En déterminant ceux pour qui mon offre est la mieux adaptée

Il existe des dizaines de méthodes et astuces pour en savoir plus sur votre client idéal.

Mais je remarque que c’est vraiment en parlant à vos clients (ou vos prospects) que vous allez pouvoir en savoir plus sur eux.

Vous pourrez alors découvrir leurs challenges, leurs désirs et aspirations et ce qui les motivent à acheter.

Au fil du temps et de vos recherches, vous allez récolter des informations précieuses sur votre clientèle cible.

Mon conseil : Créez votre propre fiche d’avatar dès que possible.

Un avatar (ou buyer persona) est une représentation semi-fictive de votre client idéal.

Pour ça, vous devez simplement prendre une feuille de notes que vous allez compléter avec les informations suivantes :

  • Le nom de la personne : Quel nom donneriez-vous à votre client idéal ? Dans mon cas, il s’appelle Antoine.
  • L’âge et le genre : Quels sont son âge et son sexe ? (ex. : homme de 35 ans)
  • La localisation : Où vit-il/elle ? Dans mon cas, c’est Paris.
  • La situation familiale : Quelle est sa situation familiale ? (Marié ? Célibataire ? Enfants ?)
  • L’éducation : Quel est son niveau d’études ?
  • Le poste : Quel poste occupe-t-il/elle ?
  • Le salaire/revenu : Dans quelle tranche salariale se trouve-t-il/elle ?
  • Quels magazines ou blogs lit-il/elle ? Quels sites web consulte-t-il/elle ?
  • Qu’est-ce qu’il/elle aime faire de ses journées ?
  • Quelles sont les marques qu’il/elle aime ?
  • Les challenges et objectifs : Quels sont les motivations et objectifs de cette personne ? Qu’est-ce qu’elle veut accomplir ou réaliser ?
  • Les frustrations : Qu’est-ce qui frustre cette personne ? Qu’est-ce qui la dérange dans sa situation actuelle ?
  • Les motivations d’achat : Quelles sont les raisons qui lui feraient acheter votre produit ou service ?
  • Les objections à l’achat : Quelles sont les raisons qui pourraient l’empêcher d’acheter votre produit ou service ?

Ce travail vous permet vraiment d’adapter votre offre aux challenges et désirs de votre clientèle, pour autant que vous l’ayez clairement identifié.

Leçon #3 : Créer un système d’acquisition de clients dès le début

Si vous savez déjà qui vous êtes, quelle est votre mission, quelle est votre offre et qui est votre client idéal, mais que vous n’avez pas assez de clients ou de demandes, c’est que vous avez un problème d’acquisition.

L’acquisition de clients, vous le savez, c’est le nerf de la guerre.

En tant qu’entreprise, vous devez constamment trouver de nouveaux clients pour vous développer.

Et pour cela, vous devez développer des systèmes d’acquisition.

Si on prend mon exemple, je peux vous dire que j’ai construit ces 3 dernières années un véritable écosystème qui me permet d’acquérir des clients.

Au centre de ce système, il y a mon blog.

Il me permet de générer pratiquement 1,5 million de visites uniques chaque année sur mon site où sont présentées toutes mes offres (payantes et gratuites).

Écrire des articles de blog, c’est ma stratégie de contenu qui est intimement liée au SEO.

J’écris des articles qui répondent aux problématiques de mes clients idéaux et je cherche à positionner ces articles sur Google.

Autour du blog, il y a :

  • Ma présence sur les réseaux sociaux : elle permet à mon audience de garder le contact avec moi et m’avoir à l’esprit lorsqu’elle pense à la publicité Facebook
  • Ma Newsletter comprenant pratiquement 25.000 abonnés : Elle me permet de garder le contact avec mon audience et de pitcher certaines de mes offres tout au long de l’année
  • Le retargeting Facebook
  • Les partenariats (articles invités, interviews dans des podcasts ou blogs)

Depuis peu, j’ai lancé mon podcast Le Rendez-vous Marketing qui me permet de toucher une nouvelle audience, me rapprocher de mon audience actuelle et développer une communauté qui devrait, je l’espère, rentrer au cœur de mon écosystème.

Si vous avez, vous aussi, un système d’acquisition lié à votre contenu (audio, vidéo, écrit), ne négligez pas les appels à l’action :

  • Offres gratuites (guides, ebooks, audits, challenges vidéos)
  • Offres payantes (plutôt dans vos newsletters ou des pages clés de votre site web)
  • Toujours suivre une logique de tunnel de vente

Avant de terminer cette partie, je voulais aussi vous partager quelques conseils pour construire votre propre système d’acquisition :

1° Bien choisir les canaux d’acquisition pour votre entreprise. Réfléchissez et regardez ce que font les autres. Évitez de vous lancer dans trop de canaux à la fois (2 ou 3 canaux maximum).

Une fois que vous maitrisez un canal, choisissez de le scaler (vous-même ou en faisant appel à un prestataire).

3° Ne cessez jamais d’explorer de nouveaux canaux d’acquisition. Après tout, le parcours client est multicanal 😉

Dans mon cas, les prochains canaux d’acquisition que je suis en train d’explorer sont mon podcast, la publicité payante et la prospection B2B.

Leçon #4 : Vos concurrents sont vos meilleurs amis

Si j’ai appris une bonne leçon en 3 ans d’entrepreneuriat, c’est qu’entreprendre n’est pas une compétition !

J’adorerais pourtant que ce soit le cas parce que j’ai un terrible esprit de compétiteur 😉

Cependant, vous avez tout intérêt à développer de bonnes relations et créer des partenariats stratégiques avec certains de vos « concurrents », plutôt que de les ignorer.

En réalité, vous ne devez pas forcément faire des partenariats uniquement avec des concurrents directs ou indirects. Vous pouvez également collaborer avec des personnalités, blogueurs, influenceurs de votre secteur qui touchent le même public cible que vous.

C’est vraiment une stratégie qui est négligée, car elle demande de construire des relations avec les autres, sans les voir comme des ennemis ou des concurrents.

À nouveau, je vais vous raconter des petites histoires que j’ai vécues et qui m’ont permis de découvrir la puissance d’un bon partenariat.

Les premiers partenariats que j’ai noués étaient de simples articles invités que j’ai écrits chez d’autres blogueurs.

Et sans ces articles, je peux vous dire que je n’en serais pas là aujourd’hui !

Je n’aurais jamais eu la visibilité nécessaire pour construire une audience si vite et lancer une activité d’indépendant quelques mois après avoir lancé mon site.

De plus, ces partenaires parlent de moi, sont venus sur mon blog, retweetent mes articles et certains sont même devenus affiliés pour mes formations en ligne.

Le deuxième partenariat que j’ai fait, c’est les partenariats d’apporteur d’affaires, et ce, dans les 2 sens :

  • Dans un sens, j’ai plusieurs consultants Facebook Ads, Google Ads, SEO qui me mettent en relation avec des clients ou des prospects qu’ils ne peuvent pas traiter afin que je réponde à la demande. Si je signe un contrat, le consultant prend une commission mensuelle (généralement de l’ordre de 10%). Ce sont des partenariats qui m’ont permis de générer littéralement des dizaines de milliers d’euros.
  • Dans l’autre sens, je fais le même type de partenariat avec des consultants à qui j’envoie des prospects que je ne peux pas aider.

Le troisième partenariat que je continue à faire aujourd’hui, c’est les interviews dans les podcasts.

Et ça marche toujours.

Dès que j’en fais, j’ai des personnes qui me contactent pour travailler avec moi ou s’offrir mes formations.

Et enfin, même si vous n’êtes pas une agence ou un consultant, vous pouvez tout à fait appliquer ces conseils en mettant en place :

  • Des concours Instagram avec d’autres marques ou influenceurs de votre secteur
  • Des partenariats avec des influenceurs (pas forcément rémunérés)
  • Des campagnes de co-branding (ex. : Milka et Oréo)

Leçon #5 : La vente, c’est bon pour la santé (surtout si vous êtes entrepreneur)

Ça fait deux bonnes années que j’ai cet état d’esprit : vouloir vendre tous les jours de l’année.

Je suis presque « obsédé » par la vente … et je l’assume !

Alors, on a tous un peu cette fausse croyance sur la vente qui est de dire que c’est mal vu, que c’est mettre la pression, etc.

En réalité, vendre, ce n’est pas quelque chose de mal.

C’est quelque chose de naturel que vous faites tout le temps (que vous soyez dans un entretien d’embauche ou à draguer quelqu’un dans un bar…)

Personnellement, j’ai eu beaucoup de soucis pour me vendre, que ce soit sur mon site, dans ma Newsletter ou même au téléphone.

Et si vous avez ce problème, j’ai envie de vous dire que vous n’avez pas le choix.

Vous devez être à l’aise avec ça. Vous devez vous y habituer. Vous devez aussi comprendre les mécanismes de la vente.

D’abord, la vente c’est quoi ? Apporter une solution à un problème et le communiquer d’une manière convaincante.

Pour cela, vous devez comprendre le problème de votre client cible. Vous allez devoir faire preuve d’empathie et tendre l’oreille quand vous posez ce genre de questions :

  • « Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre cet appel avec moi ? »
  • « Dites-moi en plus sur ce que vous faites actuellement pour [atteindre le résultat désiré] ? »
  • « Qu’est-ce que vous avez déjà essayé de faire pour résoudre votre problème ? »
  • « Qu’est-ce qui a marché et n’a pas marché ? »
  • « Qu’est-ce qui vous ennuie dans cette situation ? »

Lorsque vous posez ces questions, laissez la personne parler. Prenez un maximum de notes et rebondissez seulement quand c’est nécessaire.

N’oubliez pas. Durant cette phase, vous écoutez 80% du temps.

D’ailleurs, pour expliquer comment faire preuve d’empathie lorsqu’on est vendeur, j’aime beaucoup prendre l’exemple du « vendeur-docteur ».

En tant que vendeur qui fait preuve d’empathie, vous devez vous imaginer comme un docteur qui fait un diagnostic à une personne souffrante avant de lui prescrire un médicament.

Et c’est logique, vous n’allez pas faire une prescription sans connaitre les « douleurs » de votre patient.

Une fois que vous avez cadré le problème de la personne, vous allez montrer à la personne que vous pensez pouvoir l’aider : en apportant de la valeur, en répondant à ses questions, en racontant une anecdote ou en faisant comme moi c’est-à-dire en offrant un audit.

Le but, c’est de créer de la confiance et montrer que vous avez potentiellement la solution à son problème.

Après avoir apporté de la valeur à la personne, vous allez lui parler de votre solution. Votre offre. Les fonctionnalités et les bénéfices.

Parlez également de vos clients qui avaient le même problème et comment vous les avez aidés. De cette manière, vous allez créer plus de confiance entre vous et votre interlocuteur.

Une fois que vous avez fait tout ça, dévoilez votre prix. Sans bégayer les amis !

Et je peux déjà vous dire qu’il y aura toujours des objections une fois que vous aurez dévoilé votre prix et c’est justement quelque chose auquel vous devez être préparé.

Vous devez réfléchir en amont aux objections qui risquent d’arriver sur la table. Pour moi, c’est :

  • Le prix
  • L’engagement
  • La garantie de résultats
  • L’envie de le faire eux-mêmes tout compte fait
  • Le timing

Soyez prêt à répondre aux objections, notamment celle du prix avec les questions :

  • “Est-ce qu’il y a autre chose que le prix qui vous empêche de prendre une décision ?”
  • “C’est cher par rapport à quoi ? »

Si vous voulez aller plus loin sur ce sujet, je vous invite à lire les livres suivant:

J’ai également écrit un article complet sur le sujet de la vente et de l’état d’esprit à avoir pour se vendre et être à l’aise avec ça.

Leçon #6 : (Bien) s’entourer et déléguer

Rien de nouveau sous le soleil.

Si vous ne comptez que sur vous pour développer votre entreprise, sachez que vous n’y arriverez jamais.

Vous allez très vite atteindre un plafond de verre et vous n’allez plus être capable de supporter la charge de travail nécessaire pour gérer une entreprise.

Vous devez donc déléguer (le plus vite possible) à des personnes de confiance : prestataires ou salariés.

Finalement, déléguer, ce n’est rien d’autre qu’acheter du temps.

Du temps que vous n’avez plus pour faire certaines tâches, celles que vous savez bien faire ou celles que vous ne faites pas si bien.

Personnellement, j’ai choisi de déléguer premièrement toutes les tâches que je ne sais pas ou que je ne veux pas (ou plus) faire.

Typiquement, ça a commencé par le graphisme et l’administratif.

Pour ces points, pas besoin de réinventer la roue. Vous devez passer par des prestataires de confiance avec qui vous allez pouvoir construire des relations sur le long terme.

Et ce que je vous conseille, c’est de contacter des entrepreneurs dans votre réseau qui ont déjà délégué ou qui pourraient connaître des prestataires de confiance. Dans mon cas, je délègue la partie graphisme à Noémie de Presse ta Com’ et la partie administrative à l’équipe de Volna.

Les autres tâches que vous pouvez déléguer sont celles qui sortent de votre zone de génie.

Les tâches dans votre zone de génie sont celles dans lesquelles vous êtes très bon ET que vous aimez faire (merci pour le conseil Michael Hyatt).

Pour moi, c’est le marketing. La création de contenu (payant ou gratuit). Développer la relation avec mes clients existants ou des partenaires.

Dans mon cas, il y a des tâches et des responsabilités pour lesquelles je me débrouillais bien, mais que j’aimais de moins en moins faire. Notamment la gestion de campagnes Facebook Ads pour d’autres entreprises.

C’est là que j’ai cherché une personne à temps plein pour prendre en main ces campagnes.

Ensuite, j’ai continué à déléguer d’autres fonctions et responsabilités dans l’agence: le motion design, le développement web ou le marketing de mes formations.

Alors, je sais que vous vous dites en ce moment : C’est “risqué” d’engager quelqu’un !

Parce que ça pourrait ne pas marcher. La personne pourrait faire des erreurs. La personne pourrait ne pas se sentir bien.

C’est là tout l’enjeu du recrutement, mais on ne va pas s’attarder dessus dans cet article.

Par contre, ce que je peux vous dire, c’est que si vous pouvez vous permettre d’engager (parce que vous avez fait des calculs de rentabilité et de trésorerie) et que vous hésitez, et bien faites-le !

Prenez le risque. Essayez d’envisager le pire et le meilleur scénario possible. Et mesurez la probabilité que le pire se produise.

Dans mon cas, lorsque j’ai engagé mon premier employé à temps plein pour gérer les campagnes de nos clients, j’ai envisagé le pire scénario possible : que des clients ne soient plus satisfaits de nos services et nous quittent.

Souvent, on se rend compte que le scénario “risqué” n’est pas si risqué qu’il n’y paraît parce que la probabilité qu’il se produise est faible.

Donc, en résumé : En tant qu’entrepreneur, vous devez accepter la part de risque dans ce genre de décisions d’engager ou de déléguer … et y aller.

De toute façon, si ça ne marche pas, vous pouvez toujours revenir en arrière.

Leçon #7 : Scaler avec une offre phare

Depuis que j’ai lancé le podcast, j’ai reçu 21 invités exactement et pratiquement TOUS avaient identifié une offre phare dans leur business.

Prenons 2 ou 3 exemples.

Pour Bruno Guyot, c’est la gestion de campagnes Google Ads à la performance.

Si je prends Jérémy Bendayan de Splashr, ce sont simplement des packs de vidéo motion design ou acting.

Et si je prends Thomas Hervet de Wopilo, c’est l’oreiller ergonomique pour soulager vos cervicales.

Toutes ces offres sont en fait des solutions à des problèmes.

Par exemple, le pack vidéo motion design de Jérémy répond à un problème récurrent chez les annonceurs : ne pas être capable de produire des vidéos performantes en quantité pour des campagnes média.

Et si vous regardez ce que fait Jérémy avec Splashr, vous allez remarquer qu’il passe ses journées à vendre la même chose. Et son entreprise se développe à vitesse grand V.

Pour moi, c’est pareil. J’ai identifié mes offres phares depuis environ un an et demi.

Avant de continuer, je précise que mon business actuel contient 2 pôles :

  • Un pôle service et conseil
  • Un pôle formation

La première, c’est la gestion de campagnes Facebook Ads. C’est l’offre pour laquelle je mets le plus d’énergie pour trouver des clients.

La seconde, c’est la formation Facebook Ads Academy qui est de loin ma formation la plus vendue.

Pourquoi je vous dis tout ça ?

Parce que quand j’ai commencé, j’ai développé et testé beaucoup d’offres :

  • Community management
  • Gestion de campagnes
  • Coaching à l’heure
  • Pack de coaching de 4 et 8h
  • Facebook Ads Academy
  • Smart Facebook Ads
  • Copywriting Academy

Et j’étais parti pour en créer encore bien d’autres encore…

C’était bien sûr une erreur.

La réalité, c’est que vous ne pouvez pas être efficace dans votre marketing et votre organisation en interne si vous n’avez aucun focus précis.

Je suis même tenté de vous dire qu’il y a des chances que 20% de vos offres vous rapportent 80% de vos revenus. Comme le dit la Loi de Pareto.

Quand je regarde mes chiffres (et l’attrait pour mes offres), je constate que mes deux plus grosses sources de revenus sont la gestion de campagnes et la formation Facebook Ads Academy.

Plus de 80% de mes revenus proviennent de ces 2 offres. Et ce, depuis bien longtemps maintenant (en sachant que les revenus de l’agence sont 2,5x plus élevés que les revenus de la formation Facebook Ads Academy).

En résumé, ce que vous devez retenir, c’est que vous devez identifier une offre phare parmi vos offres et mettre toute votre énergie sur celle-ci pour scaler.

Le reste, vous l’éliminez ou vous réduisez le temps que vous passez sur ces offres.

Par exemple, dans mon cas, j’ai éliminé et réduit au maximum ces offres :

  • Community management
  • Smart FB Ads
  • Coaching
  • Programme coaching de 4 et 8h

Alors, est-ce que ça veut dire que vous devez garder une ou 2 offres dans votre business?

Pas forcément.

L’important est d’avoir une offre phare génératrice de business.

Leçon #8 : Diversifier ses revenus (pour faire face à une crise éventuelle)

Là, vous allez me dire que je me contredis en vous disant de diversifier vos revenus.

Je vous disais, dans la leçon #7, de focaliser toute votre énergie sur une ou 2 offres phares (celles qui se vendent le plus), mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas avoir d’autres offres.

Si on reprend mon exemple: la majorité de mes revenus proviennent des prestations d’agence (environ 65%), une toute petite partie provient du coaching et une autre partie, de mes deux formations en ligne.

Mais cette année, on a eu de gros chamboulements avec la COVID-19, notamment durant le premier confinement. Une partie de mes clients ont mis leurs campagnes en pause 🙁

Dans ce cas-là, que s’est-il passé ? Les revenus de l’agence ont baissé. Et ils auraient pu baisser davantage encore si on n’avait pas majoritairement des e-commerces parmi nos clients.

Par contre, et là vous l’avez peut-être deviné, les revenus des formations en ligne ont fortement augmenté, étant donné que les gens étaient chez eux à ne rien faire.

Pour moi, c’est ce qui s’est passé.

Dès le début du mois de mars jusqu’à mi-avril (à peine un mois), les revenus de l’agence ont baissé de 20%.

Par contre, les revenus des formations ont doublé en l’espace d’un mois, donc évidemment, à la fin, j’étais gagnant.

Et à ce moment-là, je me suis fait cette réflexion : “Tu as bien fait de continuer les formations en ligne et de ne pas te focaliser à 100% sur l’agence, comme certains auraient pu te le conseiller”.

Après tout, j’ai quand même des personnes qui me contactent pour savoir si j’ai une formation à leur vendre.

Alors, je sais que je suis un cas particulier. Il se peut que vous ayez plusieurs offres et qu’avec la crise, vous ne puissiez plus en vendre une seule. Dans ce cas, la diversification ne sert bien sûr à rien.

Mais selon moi, s’adresser à une seule cible avec une seule offre, c’est risqué. Notamment dans le cas d’une crise.

Alors que si vous avez, par exemple, deux offres phares pour deux cibles bien différentes, vous êtes un peu plus protégé.

C’est ce qui se passe dans mon cas : j’ai des offres pour les PME et d’autres pour les solopreneurs et freelances.

Et c’est clairement une grande leçon pour moi ces trois dernières années.

Vous devez diversifier vos revenus que ce soit au niveau des sources de revenus ou même de votre présence en ligne.

Leçon #9 : Apprendre des meilleurs

Combien de temps consacrez-vous chaque jour à vous former et apprendre de nouvelles choses ?

Si j’exclus tout le temps où je travaille, je passe environ une 1H30 par jour à apprendre de nouvelles compétences.

Souvent, je vais chercher cette connaissance dans des formations et des livres. Par exemple, cette année, j’ai beaucoup lu sur l’organisation, le management, le leadership et la vente.

Des domaines où je trouvais que je devais vraiment progresser parce que je suis obligé de le faire dans le cadre de mon travail.

Chaque année, je prépare une liste des formations que je veux suivre et des livres que je veux lire.

Alors, il y a des chances que ce que je viens de vous dire, vous le fassiez déjà.

Si c’est le cas, vous pouvez être fier de vous parce que cela vous différencie de 99% des gens sur cette planète qui ont un état d’esprit “statique” dans le sens où ils oublient qu’ils peuvent encore apprendre des choses par eux-mêmes.

Mais pour moi, si vous voulez aller plus loin, vous devez apprendre des meilleurs et vous devez donc avoir des mentors.

Cela peut être des mentors virtuels ou des mentors avec qui vous allez vraiment échanger.

Les mentors virtuels, ce sont des personnes que vous allez trouver en ligne. Par exemple, dans mon cas, j’ai quelques mentors virtuels comme Neil Patel, Amy Porterfield, Gary Vaynerchuk, Pauline Laigneau ou encore Dan Lok.

Ces personnes, je les respecte.

Durant les deux premières de mon activité, elles représentaient la réussite que je voulais obtenir. Elles ont en effet réalisé ce que moi, j’ai envie de réaliser. Tout ce que j’ai à faire, c’est suivre leurs traces, écouter ce qu’ils disent et suivre leurs conseils.

Cela parait tellement logique quand on y pense, mais si vous voulez connaître du succès dans ce que vous faites, vous devez suivre les pas des personnes qui ont déjà connu la même réussite que celle que vous voulez avoir

Cela fait quasiment 4 ans maintenant que je me forme continuellement et que je suis le parcours de ces mentors pour moi-même progresser et aller plus vite.

D’ailleurs, on le voit.

Il y a des personnes qui avancent très vite dans leur entreprise.

Et c’est soit parce qu’elles ont déjà l’expérience ou alors, elles sont bien entourées. Elles ont les bons mentors qui les aident à aller plus vite.

Là, je vous ai parlé des mentors virtuels.

Il y a également les mentors que vous allez rencontrer et avec qui vous allez nouer des liens.

Ces personnes, vous allez les rencontrer principalement sur les médias sociaux ou via votre réseau. Certaines sont très ouvertes et toujours heureuses d’aider, donc vous allez pouvoir les aborder et leur apporter de la valeur.

Vous pouvez aussi rejoindre leurs programmes payants ou des accompagnements qu’ils peuvent proposer.

En tout cas, c’est ce que j’essaye de faire en établissant des contacts avec des personnes que j’admire et je respecte pour qu’ils puissent m’apprendre des choses.

Je finis par acheter leurs programmes, suivre leurs conseils et je leur fais savoir.

C’est ce que j’ai fait avec Antoine Gagné avec qui je n’hésite pas à collaborer.

Antoine possède une agence média qui s’appelle J7 Media et il me donne toujours de bons conseils pour développer la mienne. Et en échange, je lui rends des services.

Bref, plus vous avez de moyens et un réseau important, plus vous aurez ce genre d’opportunités pour évoluer encore plus vite.

Donc, ce que je vous conseille, c’est de vous mettre en tête que vous ne devez jamais cesser d’apprendre (ou de progresser) grâce à la formation et l’aide de vos mentors.

Leçon #10 : L’échec est une bonne chose

Je termine cet article par mon dernier apprentissage et qui est purement lié à l’état d’esprit que l’on doit avoir en tant qu’entrepreneur.

C’est le fait d’accepter de faire des erreurs et de se tromper.

Si je me compare à la personne que j’étais il y a 3 ans, je constate que j’ai beaucoup plus tendance à prendre rapidement une décision, tester quelque chose et voir si ça va marcher.

Si ça marche, c’est super.

Si ça ne marche pas, j’aurai fait une erreur. Je me serai trompé et j’aurai appris quelque chose de nouveau.

Parmi ces choses nouvelles que je fais dans mon quotidien d’entrepreneur, certaines me font carrément peur. Mais je le fais quand même parce que je veux apprendre.

Si je peux vous donner un bon conseil aujourd’hui, c’est de tester des choses (surtout celles qui vous font peur) même si vous n’êtes pas sûr que ça va marcher.

Si ça marche, c’est une bonne chose, mais vous n’aurez peut-être rien appris.

Si ça ne marche pas, vous aurez connu l’échec … ou vous aurez fait une erreur.

Et c’est à ce moment-là que vous devez avoir cette réflexion et vous dire : “Ok, j’ai fait une erreur, quelle leçon je peux en tirer ?”

Ensuite, vous devez évidemment vous dire à vous-même : « À partir de maintenant, je ne dois plus reproduire cette erreur.”

Parce que l’on connait tous ces gens qui font les mêmes erreurs, encore et encore. Et on finit par ne plus (du tout) les prendre au sérieux…

La bonne nouvelle, c’est que plus vous faites des erreurs et que vous en tirez des leçons, moins vous avez de chances de faire les mêmes erreurs par la suite puisque vous les avez déjà faites et apprises.

« Le succès est un mauvais professeur » comme l’a si bien dit Bill Gates.

Et il a bien raison.

Si vous n’avez pas encore connu du « succès » dans ce que vous faites, c’est que vous n’avez pas encore commis assez d’erreurs.

Pour terminer, je peux peut-être vous partager quelques erreurs que j’ai commises ou des échecs que j’ai connus pour que vous puissiez déjà en tirer des leçons.

Erreur #1 : J’ai mis trop de temps à déléguer.

Leçon : Les meilleurs entrepreneurs (et athlètes) ont une équipe pour les aider à atteindre leur rêve et réaliser leur vision entrepreneuriale.

Erreur #2 : Faire trop de tâches hors de ma zone de génie.

Leçon : Déléguer ces tâches le plus rapidement possible et se concentrer un maximum sur les tâches où vous êtes le/la meilleur/e.

Erreur #3 : Ne pas facturer mon service à sa juste valeur et être en dessous du marché.

Leçon : Avoir un prix de marché et augmenter son prix au fur et à mesure que votre offre (et sa valeur perçue) progressent.

Erreur #4 : Monétiser trop tard mon audience.

Leçon : Faire comprendre aux gens qui me suivent que j’ai aussi des offres payantes.

Erreur #5 : Viser large dans mon marketing de contenu et espérer attirer un maximum de monde potentiellement intéressé.

Leçon : Less is more. Plus de trafic ne veut pas dire plus de revenus. Cherchez plutôt à générer du trafic qualifié par du contenu qui répond vraiment aux problématiques de votre clientèle cible.

Erreur #6 : J’ai mis trop de temps à découvrir mes clients idéaux.

Leçon : Connaître son client idéal, c’est un exercice qui ne s’arrête jamais. Vous devez constamment chercher à connaître votre client idéal (au-delà des critères démographiques, comme nous l’avons vu au début de cet article).

Erreur #7 : Passer trop de temps à regarder la concurrence.

Leçon : Focalisez-vous au maximum sur votre business c’est-à-dire vos objectifs, vos offres, vos clients idéaux et comment vous allez pouvoir les aider.

Erreur #8 : Se fixer des objectifs trop ambitieux (sans avoir une réflexion logique) et ne pas m’être donné dès le départ les moyens de mes ambitions.

En 2019, je m’étais fixé comme objectif de générer 200k€ de Chiffre d’affaires (soit 3,5x plus que l’année précédente).

Mais j’ai démarré l’année 2019 sans rien changer à mon approche et mon organisation.

Finalement, j’ai mis beaucoup de temps à me mettre au niveau de mes ambitions. C’est seulement à partir du mois d’avril que j’ai commencé à déléguer, mettre en place des tunnels de vente, accélérer l’onboarding de nouveaux clients, créer l’agence, etc.

Leçon : Avant même que l’année commence, vous devez établir un plan financier très précis des revenus que vous prévoyez de générer, les coûts qui y sont associés et comment vous allez y arriver.

C’est le plan d’action que vous allez suivre, trimestre par trimestre. C’est un exercice que j’ai fait en 2020 et qui, cette fois-ci, m’a permis d’atteindre 85% de mon objectif sans me mettre une pression folle.

J’en retiens aussi qu’il faut démarrer fort dès les premiers mois de l’année pour éviter de devoir faire en 3 mois le chiffre d’affaires que l’on devait faire en 6 mois.

En tout cas, c’est ce qui s’est passé pour moi en 2019 !

Erreur #9 : J’ai trop communiqué sur les réseaux sociaux, quitte à ralentir la croissance de mon business. C’est ce qui m’est arrivé en 2018 jusqu’à mi 2019.

Leçon : La visibilité ne sert à rien si elle n’est pas pertinente.

Voilà, j’ai fait d’autres erreurs évidemment, mais là je vous ai partagé celles que j’ai notées dans mon outil de prise de notes l’année dernière.

Conclusion

Comme toujours, merci beaucoup d’avoir lu cet article jusqu’au bout.

J’espère qu’il vous a plu, vous a (au moins) motivé un peu et vous permettra surtout d’atteindre vos objectifs de croissance 😉

Je vous résume une dernière fois les leçons de cet article pour que vous puissiez les accrocher sur votre frigo :

  • Leçon #1 : Définir la raison d’être de votre entreprise ou votre projet
  • Leçon #2 : Si vous vous adressez à tout le monde, alors vous ne parlez à personne
  • Leçon #3 : Vous avez besoin d’un système d’acquisition de clients
  • Leçon #4 : Vos concurrents sont vos meilleurs amis
  • Leçon #5 : La vente c’est bon pour la santé (surtout si vous êtes entrepreneur)
  • Leçon #6 : (Bien) s’entourer et déléguer
  • Leçon #7 : Scaler avec une offre phare
  • Leçon #8 : Diversifier vos revenus (pour faire face aux crises)
  • Leçon #9 : Apprendre des meilleurs
  • Leçon #10 : L’échec est une bonne chose

À vous maintenant. Partagez vos leçons d’entrepreneur en commentaire !

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Danilo Duchesnes

Danilo est le fondateur de DHS Digital, une agence de publicité Facebook et Instagram qui aide les E-commerces et DNVB (Digitally natives vertical brands) à booster leur croissance grâce à une stratégie d’acquisition full-funnel. Il est aussi le créateur du Rendez-vous Marketing, le podcast qui veut faire de vous un meilleur marketeur et faire décoller votre acquisition de clients en ligne !

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Bonjour, je suis Danilo

Je suis le fondateur de l'agence DHS Digital et le créateur du podcast Le Rendez-vous Marketing. Sur ce blog, je documente les dernières stratégies de marketing digital que j'ai testées (et approuvées) sur mon business ou celui de mes clients. J'y partage aussi mes plus belles découvertes et leçons marketing.


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